Mon confinement sans soutif et sans shampoing



Après deux mois de confinement, un petit bilan s'impose. En y repensant, cette période a été bénéfique sur certains points. Même si on ne pouvait rien faire sitôt un pied dehors, à la maison, en revanche, c'était no limiteBeaucoup pourraient parler de laisser-aller : cheveux gras, pyjama, trainer devant Netflix... Mais je préfère voir ça comme un lâcher prise. Adieu les entraves de la vie sociale et du "qu'en-dira -t-on ?". Eh oui, pas de pression, puisqu'il n'y a personne pour te voir ou te juger. C'est du temps passé pour soi-même, avec soi-même. Et il n'y a pas à dire, ça fait du bien ! 

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No shampoing 

Comme tout le monde, j'ai fait la fameuse cure de sébum, alias "je-ne-me-lave-pas-les-cheveux-pendant-un-mois". Pourquoi ? Eh bien, parce que c'est bon pour les cheveux tiens !... Enfin, pas que. J'en avais surtout marre de me laver les cheveux tous les trois jours, de faire des plannings pour que le jour de lavage corresponde avec mes rendez-vous, etc.  J'en avais marre de dormir avec les cheveux mouillés (je me les lave le soir et le sèche-cheveux les abime.). Alors l'excuse de la cure de sébum était parfaite ! La vérité ? J'en avais plus rien à faire! 
J'ai lu un article où une dermatologue résumait les pour et les contres de la cure de sébum. Dans les contres, elle disait que si on vivait en couple, cela n'était pas une bonne idée, car le compagnon (ou la compagne) pourrait être moins attiré par vous. Non mais je rêve ! Personnellement, j'ai attaché mes cheveux tous les jours, car flemme de me coiffer, et ils ne sentaient pas mauvais. Ça n'a dérangé personne, ni mon mari, ni moi !

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No makeup 
Ça faisait déjà quelques années que mon maquillage se réduisait de plus en plus au strict minimum. Le mascara je l'avait abandonné quelques mois plus tôt. Mais pas question de me séparer de mon anti-cerne et de blush. Sinon aide le teint radieux et que diraient les gens dans la rue au boulot ? Quel bonheur de ne plus rien mettre du tout sur sa peau. Ma routine le matin en confinement ? Nettoyer mon visage et mettre une crème hydratante (ma peau tire sinon). C'est tout. Fini le démaquillant, fini la sensation que ma peau ne respire pas. Durant ce confinement j'étais vraiment moi, sans artifice et sans chichis. 

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No jeans
J'étais déjà de ces personnes qui sitôt rentrées chez elles se débarrassent de leurs bijoux et de leur jean. Quelle horreur de porter une chose aussi inconfortable sur un canapé aussi confortable ! Un jogging, et la soirée commence. Alors évidemment, pendant ce confinement, je n'ai pas mis un seul pantalon ou jeans. Que des joggings, des pyjamas et à la limite, un legging si je devais sortir faire une course. Oh joie. Maintenant, je me demande comment je vais faire pour en remettre un. 

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No soutif
La liberté absolue. Le Graal. La délivrance. Deux mois sans porter de soutiens-gorges. J'avais déjà abandonné depuis longtemps ceux avec des armatures, pour ne garder que les brassières et les soutiens-gorges sans bout de ferraille qui vous rentre dans la peau. Mais ne rien mettre du tout, c'était le pied. Personne pour vous regarder d'un oeil bizarre comme si vous étiez à poil, personne pour trouver ça ou vulgaire, ou non approprié (Oui, cachez vos tétons mesdames enfin ! Ces messieurs n'apprécient pas de les voir durcir, donc retenez-vous). Maintenant que j'ai passé deux mois sans rien porter sous mon tee-shirt, je me rends compte que lorsque j'essaie de remettre un soutien-gorge, il me gêne, me serre, je ne les supporte plus ! 

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No culpabilité
J'ai gardé une hygiène de vie propre, normale. Alors pourquoi je devrais culpabiliser? Parce que je n'ai pas été assez féminine? Je n'ai pas pris "assez soin de moi?". Personnellement, c'est justement en laissant mon corps tranquille, et au naturel, que j'ai eu l'impression de prendre soin de lui. Sortir en jogging, chignon, cheveux pas lavés, pas maquillée, c'était normalement réservé aux dimanches. Là, c'était toute la semaine. Mais le dimanche n'est-il pas un jour  merveilleux ? J'ai aimé que les jours de la semaine soient tous un dimanche !

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Au bout de deux mois nature-peinture je me demande comment je vais reprendre ces anciennes habitudes, même si je pense que beaucoup de choses ne reviendront pas à la normale. Dorénavant, je ne me lave les cheveux qu'une seule fois par semaine, où je prends vraiment un moment pour moi, plutôt que de faire vite, vite car je suis pressée et que ça me soûle. J'ai fait un gros tri dans mon armoire et j'ai enlevé tous les vêtements dans lesquels je ne m'étais jamais sentie à l'aise : adieu les collants (je DÉTESTE la sensation de porter des collants), adieu les pantalons serrés et les pulls ultras moulants. Pas besoin de ça pour me sentir féminine ! Je crois bien, en y réfléchissant, que pu me retrouver et apprécier les vraies choses de la vie durant ce confinement : trainer, rêvasser, lire, jouer, encore traîner. Même si je suis contente qu'il prenne fin, certaines choses, je l'espère, ne changerons pas. 
À bientôt, L  ♡ .

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